escale à La DOMINIQUE

C’est à 17h30 le 21 mars que nous plantons la pioche dans la baie de Porstmouth sur l’ile de la Dominique après 55,6Milles de navigation pénarde. A peine arrivés les boats boy viennent nous voir. Ici ils parlent un peu français c’est normal ils sont coincés entre la Martinique et la Guadeloupe.

1ére vue de la Dominique

la baie de Portsmouth

C’est Macaroni le plus rapide. Il voit que nous n’avons pas le drapeau local et nous le propose à 10€. C’est Mich qui négocie et lui donne ses 10€. On peut payer en euros ou en dollars Caraïbes , la monnaie en vigueur ici.Ce n’est qu’en enlevant le drapeau au moment de partir qu’on s’apercevra qu’on s’est fait avoir…….il nous a refilé un vulgaire drapeau de foire qui n’est même pas bordé……..et qui vaut rien du tout ou presque……dire qu’il nous proposait de faire faire le tour de l’ile en taxi…..on a pas voulu heureusement , on aurait fini à pied peut être  !

Macaroni …

Puis vient Albert qui n’a pas de drapeau mais propose une ballade avec son bateau mais à la rame sur l’indian river qu’on remonte sur 2kms environ. Le cout est de 13.35 ici/personne pour les gardiens du site et 50ici /personne pour Albert.on va réfléchir. Il repasse le lendemain et on lui dit ok pour le samedi matin, il doit passer nous prendre à 8h30.

Albert

Le vendredi matin il nous faut aller à la douane pour les formalités. C’est à deux kms à pied. Ça nous laisse le temps de visiter la ville et là le contraste avec la France est fort.

Nous débarquons sur un ponton fait de bric et de broc, branlant et dangereux tant les espaces entre les planches sont grands. Il a surement été installé par le restaurateur qui est devant. On a le temps de voir que nous sommes sur une petite plage au sable grisâtre.

On arrive sur la route et nous traversons la ville. C’est sale, partout dans les maisons c’est à celui qui mettra sa musique plus fort que le voisin, on ne s’entend plus parler !!!!!

local poubelles

habitat du centre ville

ex vendeur de pizzas? (écrit sur le toit)

le marché local

villa bord de mer

habitat urbain après rénovation

Tout le monde  klaxonne après tout le monde, c’est de la cacophonie…..

 

 

 

 

 

Nous trouvons la douane planquée derrière un bâtiment.  Nous entrons dans un bureau climatisé ou travaillent trois ou quatre hommes. Ils n’ont pas d’uniforme ! on remplit les papiers qu’ils nous donnent et nous leur rendons complétés. on récupérera deux exemplaires tamponnés  contre 10ici……c’est la première fois qu’on tombe sur des gens aussi peu agréable, c’est la 1ére fois qu’a l’étranger on ne regarde ni ne tamponne nos passeports et c’est aussi la 1ére fois que les papiers d’entrée servent de papiers de sortie  et c’est tant mieux, on est pas pressé de revenir dans ce foutu bureau ! à noter au passage qu’on a donné les 10ici réclamés, mais le reçu ne porte que sur 8 ici ? Cherchez l’erreur !

la douane, dernière porte à gauche

On sort de là et c’est la pluie qui nous attend pour 5mns d’une bonne averse, on a juste le temps de nous réfugier sous un toit pourri mais étanche !

abri de fortune sous la pluie

Bonne nouvelle ! la température de l’eau est passée de 26.5° a 26.9°…..on en profitera pour nettoyer un peu Camélia sous la ligne de flottaison. Il en a bien besoin.

Nous tenterons une connexion internet dans le resto sur la plage mais la connexion est tellement lente que j’abandonne au bout de 10mns.

Nous irons dans le bistro 100m plus loin. Nous gagnons quelques minutes mais la connexion reste trop lente pour faire avancer le blog…..faudra attendre la Guadeloupe. Reste  plus qu’à siroter notre bière locale  tranquillement assis, face à la mer en attendant que le soleil se couche et en espérant voir le fameux rayon vert. Nous verrons souvent le rayon vert aux Antilles. Ce rayon se produit au moment ou le soleil disparait sur l’horizon. Il dure une fraction de seconde et il faut que le ciel soit sans nuage pour espérer le voir.

la plage depuis le bar

Samedi  à 8h30 Albert est là et nous emmène sur l’indian river qui est un domaine protégé. Seules les personnes autorisés peuvent circuler mais uniquement à la rame et il faut d’abord passer par la caisse chercher les billets qui sont……………dans la station service à 200m !

en route pour l’Indian River

va y Albert , montres que tu as de gros bras !

le long de la rivière des arbres aux racines énormes

Albert repart chercher des touristes

d’autres racines

Pas de bruit, juste le chuintement de l’eau sur la coque et nous nous enfonçons dans une végétation de plus en plus dense. Albert nous explique que dans le temps des indiens vivaient là  d’où le nom d’indian river. Le niveau de l’eau peut monter de deux mètres pendant la saison des pluies de septembre à décembre.

Ultime récompense, un bar est installé au terminus ou Albert demande de nous attendre, il doit redescendre chercher des touristes. En effet un paquebot de croisière est arrivé et il n’y pas assez de bateaux pour emmener tous ces touristes. On se retrouve au bout d’une demie heure encerclé d’américains et d’allemands arrivant par groupe de dix.

le bar en pleine brousse

oiseau en feuille de palmier

Indian River

 

 

On redescendra avec un de ces groupes dans le bateau d’Albert.

On décide de partir dimanche matin et passons l’après midi dans l’eau à gratter la coque. Nous entendons également depuis le matin des personnes partant et parfois hurlant dans un micro avec une sono d’enfert…on pense à une réunion politique .ça dure tout l’après midi et ça recommencera le dimanche matin.

costaud la dame !

vous avez demandé la police ?

Dans l’après midi nous suivons en riant le manège d’un pauvre bougre dans une barque sans moteur, juste la force de ses bras pour actionner les rames. il donne trois coup de rame et s’arrête, reprend son souffle et repart. Il y a du vent et il dérive……il passe de bateau à bateau tentant de vendre les quelques fruits qu’il a mais sans succès. Soudain il vient vers nous et ça prend du temps, il ne souvient plus que la veille on lui avait dit non car nous avions traité avec Macaroni. Chaque fois qu’un bateau venait on disait qu’on avait traité avec Macaroni comme ça on avait la paix…. Mais je ne sais pas pourquoi cette fois on a eu pitié de lui et on  lui demande le prix de ses bananes. Il nous les montre, tend un régime à mich qui en fait tomber trois à l’eau… l’autre est fâché, les ramasse, manque de passer à l’eau …..finalement il en veut 10ici , Mich lui dit que c’est cher alors l’autre qui sent qu’il peut conclure prend Mich de cours et lui dit : tu m’en donnes combien……..heu heu heu…..le Mich sait plus quoi dire…….finalement on se met d’accord et Mich lui donne un billet de vingt ici mais l’autre n’a pas de fric et ne peut pas rendre la monnaie…on doit être son 1erclient. Je lui propose de prendre des pamplemousses pour 10ici. Pendant ce temps le Mich mange une banane et lui dit : elles sont bonnes tes bananes….j’te l’avis dit qu’elles étaient bonnes qu’il répond d’une voix cassée par la fumette. J’obtiendrais 5 beaux pamplemousses qui seront aussi excellents.

sont belles mes bananes !

nous , on attend le client

Tout content de sa vente de la journée il repart et nous gratifie d’un sourire qui a lui seul vaut 20ici…..il va pouvoir s’acheter de quoi fumer pour sa soirée…..

On le voit partir vers le large, il a vu un bateau qui arrive mais il n’est pas le seul à l’avoir vu , d’autres vendeurs avec un moteur l’ont vu aussi , mais par chance (ce devrait être son jour, j’espère qu’il a joué au loto) le bateau passe devant lui , il est donc le premier arrivé. Pendant que le bateau mouille il va discuter ou parlementer avec un membre de l’équipage et ça va durer 10mns. Et pendant tout ce temps les autres bateaux font des ronds dans l’eau et vont attendre leur tour pour aller proposer leur service. Nous avons été surpris de voir le respect que ces boat boy ont entre eux. En faisant attention on verra que chaque fois qu’un gars arrive sur un bateau les autres n’y vont pas. Mais ça ne dit pas si notre chanceux  a réussi sa deuxième vente du jour !

En allant à terre boire notre bière du soir , on le voit parlementer avec des américains , on se dit que c’est le moment de lui donner un coup de pousse pour un autre éventuel sourire, on s’approche en l’interpellant, il nous reconnait et nous envoie un sourire qui décoiffe et qui manque de le faire tomber à l’eau. On dit aux amerloques que ses bananes sont verry , verry good……et on ponctue par des gestes amples…….on ne sait pas s’il a conclu…..et si ses bananes avaient un gout salé ?

Nous allons faire un dernier tour le dimanche matin à la recherche de pain et trouverons d’où venait tout ce vacarme. Cela vient de l’église qui est en construction, qui n’a que des murs et des centaines de personnes sont là assises sur des chaises à écouter la bonne parole….de temps en temps il y de la musique…..mais que peuvent ‘ils raconter depuis samedi matin…..c ‘est quand même pas pour expliquer qu’on a un nouveau vieux pape ?

la future église

la boulangerie

On trouve du pain et on repart. Tous les magasins sont fermés, on voit bien qu’il n’y a pas de touriste !

Des voix en bout du ponton pêcheur attirent notre attention, trois hommes dont le fameux Macaroni s’engueulent. Soudain l’un d’eux s’empare d’une machette….oh ho on se casse que je dis à Mich, ça sent le roussi, on remonte dans l’annexe et on part…..finalement tout le monde à l’air de se calmer…..mais on est content de lever l’ancre pour les Saintes distantes de 20Milles environ.

le ponton pêcheurs

pare battage à la mode ici

2x200cv pour ce pêcheur !

bateau en attente de casse ou rénovation ????

idem pour celui ci

démolition pour celui ci victime du dernier ouragan

 

 

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